Quelles utilisations pour l'eau de pluie récupérée ?

L'usage domestique de l’eau de pluie relève d’une démarche aussi économique qu’écologique. En France, la consommation moyenne d’eau potable par personne était de près de 54 mètres cubes d’eau par an en 2019. Rationaliser son utilisation d’eau potable permet d'économiser une ressource vitale pour l'humanité et coûteuse pour les ménages.  

 

Comment récupérer l'eau de pluie ? 

Le processus de récupération de l’eau de pluie pour un usage domestique est relativement simple et régulièrement envisagé en écoconstruction. L’eau ruisselant sur la toiture termine sa course dans une cuve de stockage, hors sol ou enterrée. La capacité de la cuve dépend de la taille de la toiture et des usages prévues pour l’eau récupérée.  

 

Pour préserver la qualité de l’eau collectée après un épisode pluvieux, il est important de veiller à l’état de la toiture et de la cuve. Pas question, par exemple, d'appliquer un produit antigel dans le réceptacle de stockage. De la même manière, il convient de prévenir la chute de débris et le passage de petits mammifères en appliquant des dispositifs adaptés au niveau des gouttières et de l'ouverture de la cuve.   

 

Quelles sont les possibilités d'utilisation de l'eau de pluie ? 

L’eau récupérée depuis la toiture n’est pas une ressource potable. Et ce, en dépit de toutes les précautions prises pour en préserver la qualité. L’eau de pluie non potable n’en reste pas moins applicable à de nombreux usages domestiques. À l'extérieur de l'habitation, l’eau collectée sert à l’arrosage des végétaux, au nettoyage du matériel de jardin, des vélos ou encore de la voiture. À l’intérieur de la maison, l’eau de pluie récupérée en grande quantité peut couvrir toute sortes de besoins non alimentaires en eau 

  • chasse d’eau des sanitaires ;  
  • lavage des sols et des surfaces ;  
  • lavage du linge, sous conditions.  

Certains usages comme le lavage du linge requiert un traitement préalable de l’eau récupérée. Et pour cause, lors de son cheminement jusqu’au point de stockage l’eau a pu se charger en éléments potentiellement nocifs :  

  • matières organiques ;  
  • micropolluants organiques ;  
  • microorganismes ;  
  • ou encore en métaux.  

Les éléments qui composent l’eau acheminée jusqu’au lave-linge rejoignent la population microbienne de l’enceinte et peuvent se retrouver sur le linge. C’est pourquoi, les recommandations formulées par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) excluent le recours à l’eau de pluie pour le lavage du linge des personnes fragiles.  

 

Que dit la législation ? 

Si conformément à l’article 641 du Code civile « tout propriétaire a le droit d'user et de disposer des eaux pluviales qui tombent sur son fonds », la réglementation impose certaines précautions visant à limiter les risques. La récupération d'eau de pluie à des fins domestiques est encadrée par l’arrêté du 21 août 2008. L’article 3 dudit arrêté détaille toutes les conditions à réunir pour disposer d’une installation conforme.  

 

Une fois en place, le système doit par ailleurs être entretenu et contrôlé, notamment afin de s’assurer qu’il ne représente pas un risque de contamination du réseau public de distribution. Dans le cas contraire, et en l'absence de mesures de protection prises par le propriétaire, celui-ci s'expose à la fermeture de son installation avec le recours de la force publique.  

 

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