Auto-construction : quelles sont les normes à respecter ?

Conscient des économies qui peuvent être réalisées, en plus de la satisfaction d’avoir bâti son propre logement, de plus en plus de Français se lancent dans l’auto-construction. Il s’agit d’un chantier très important et très lourd à gérer pour une seule personne qui ne séduit pas toujours. D’ailleurs, seulement 3% des Français faisant construire une maison optent pour l’auto-construction. Cependant, construire sa propre maison ne signifie pas que la construction est totalement libre. Effectivement, comme tous les chantiers de France, auto-construction ou non, le chantier d’une auto-construction doit nécessairement répondre à des normes françaises. 

 

Pourquoi se lancer dans l’auto-construction ? Quels en sont les avantages ? 

Si un projet d’auto-construction peut prendre plusieurs mois, voire, plusieurs années et s’avérer un investissement personnel conséquent, cela doit nécessairement en valoir la peine. Il est vrai que l’auto-construction présente ses désavantages, mais elles présentent aussi plusieurs avantages pouvant inciter les Français à franchir le pas. 

 

Quelles économies réaliser avec l’auto-construction ? 

Le premier de ces avantages est évidemment l’économie financière. Faire appel à des professionnels et à des intermédiaires à un coût. Il est parfaitement possible, avec les compétences adéquates, de construire soi-même sa maison avec des matériaux de professionnels sans pour autant avoir à les payer. Ainsi, un chantier en auto-construction peut permettre de réaliser entre 30 et 50 % d’économie par rapport à un chantier normal et en faisant appel à une entreprise. 

 

Avoir un contrôle total sur son chantier et construire la maison de ses rêves 

Le deuxième avantage de l’auto-construction est le contrôle total sur le logement à construire. Puisque c’est vous qui construisez votre maison, vous êtes totalement libre de le faire comme vous le souhaitez. Vous pouvez, non sans effort, construire la maison dont vous avez toujours rêvé avec les matériaux qui vous souhaitez. 

 

La satisfaction du travail bien fait 

Pour finir, le dernier avantage à l’auto-construction peut sembler assez dérisoire par rapport aux deux premiers car ce dernier n’est pas quantifiable d’un point de vue financier, mais demeure important une fois le chantier fini : se retourner sur son chantier après plusieurs mois ou plusieurs années de travail acharné et avoir la satisfaction d’avoir construit son propre logement. 

 

Plan de la construction et permis de construire 

La première étape pour se lancer dans la construction de sa maison est évidemment la recherche d’un terrain à l’achat. Il est nécessaire de s’assurer que ce terrain est constructible. Ensuite, vient le moment d’effectuer les plans. Il s’agit là d’un moment crucial et qui doit être pris au sérieux puisque c’est sur ces plans que la mairie fournira ou non un permis de construire. 

La meilleure solution pour cette étape est de faire appel à un professionnel. Effectivement, s’improviser architecte est un peu plus compliqué que de s’improviser maçon. Cependant, si vous souhaitez effectuer cette partie vous-même, vous pouvez faire valider vos plans par un architecte ou un ingénieur. 

Ce plan devra être conforme au PLU (plan local d’urbanisme) de votre commune et respecter un cahier des charges spécifiques. Une fois le plan de construction terminé, il faudra le déposer à la mairie qui donnera, ou non, son feu vert pour lancer le chantier d’auto-construction. Mieux vaut cependant s’y prendre en avance car cela peut prendre jusqu’à 2 mois pour recevoir ce permis de construire. 

 

Les différentes normes à respecter en matière d’auto-construction 

Un professionnel du bâtiment se doit de respecter certaines normes et réglementation lors de la réalisation d’un chantier. Il en va de même pour un particulier souhaitent construire sa maison. Tout d’abord, l’auto-construction est officielle lorsque le maître d’ouvrage, donc celui commandant le chantier, le réalise également. 

Le contrôle des travaux se fait à la fin du chantier. Effectivement, une fois la construction du logement fini, vient le moment du contrôle et de la vérification des normes techniques. Le maître d’ouvrage et constructeur doit alors faire appel à un des organismes de certification technique. Ces derniers vérifieront alors que l’ensemble du réseau de plomberie, de l’électricité ou du gaz est conforme aux normes en vigueur et garantie sans danger. 

La démarche doit donc être initiée par le constructeur et propriétaire du terrain et du logement. L’objectif final est de s’assurer que le bâtiment nouvellement construit répond impérativement aux normes techniques prévues par le Code de la construction et de l’habitat. Les travaux les plus sensibles concernant généralement la plomberie et l’électricité, il est possible, si ce n’est recommandé, de faire appel à des professionnels pour cette partie du chantier et de s’occuper du reste. Cela permet d’éviter de démarcher des organismes et ainsi de gagner du temps et l’assurance que la maison est habitable. 

 

Quid de l’assurance en cas d’auto-construction 

Un chantier géré par des travailleurs et une entreprise du BTP bénéficie logiquement d’une assurance et d’une couverture dédiée aux professionnels du bâtiment. Ce n’est cependant pas le cas pour un particulier souhaitant construire lui-même sa maison, et ce, même si ce dernier bénéficie d’une assurance responsabilité civile. Effectivement, cette dernière ne couvre pas systématiquement les potentiels dommages causés à un tiers. 

En cas d’accident ou d’atteinte à l’intégrité physique d’une tierce personne comme un voisin par exemple, mieux vaut être couvert afin d’éviter d’éventuelles poursuites qui pourraient, non seulement retarder votre chantier, mais aussi vous coûter cher. Une situation évitable, à condition de souscrire à une assurance dédiée aux professionnels ou assurance Décennale. Cependant, ces dernières sont compliquées à obtenir pour un particulier en plus d’afficher des prix parfois exorbitants puisque généralement payé par une entreprise. 

 

Les normes et obligation à respecter en matière de circuit et d’installation électrique. 

Les normes concernant l’électricité sont régies en France par la Norme Française C15-100. Il s’agit d’un texte qui régit et assure la conformité de toutes installations électriques, que cette dernière soit domestique, agricole ou professionnel. Il est donc essentiel de se conformer à cette dernière. 

Voici quelques exemples de critères de la norme NF C15-100 : 

  • Avoir au moins 5 prises avec terre dans un salon de moins de 28m² et 7 prises avec terre dans un salon de plus de 28m². De plus, une prise doit être exclusivement dédiée aux réseaux de télécommunication ; 
  • 3 prises avec terre doivent être présentes dans la cuisine si cette dernière fait moins de 4m² et 4 si elle dépasse cette surface ; 
  • 3 prises avec terre dans une chambre dont une prise doit être dédiée aux réseaux de communication et une prise supplémentaire proche de l’interrupteur d’éclairage principal. 
  • 1 prise avec terre dans les toilettes ; 
  • 1 prise dans tout espace dépassant une surface de 4m², que ce soit un couloir ou un débarras. 

Enfin, la norme C15-100 implique l’obligation d’installer un ETEL (Espace Technique Électrique du Logement). Il s’agit de l’endroit où sera installé les disjoncteurs et le coupe-circuit central. Ces deux installations sont évidemment obligatoires dans un logement et leur taille est strictement réglementée. Il est vivement conseillé de s’adresser à un vendeur de matériel électrique en personne afin d’avoir l’équipements adaptés et les conseils d’installations qui vont avec. 

 

La société Courant vous aide à parfaire un logement sain avec des gaines blindées anti-rayonnement électromagnétique Flexaray pour protéger les personnes des pollutions électromagnétiques dans l’habitat. Ces gaines peuvent être mises en application dans le cadre d’une auto-construction car la mise en œuvre est très facile.

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