Bioélectricité : comment maîtriser les risques liés aux ondes électromagnétiques ?

Comment maîtriser les champs électriques et magnétiques pour un habitat sain ? La solution passe par différents niveaux de vigilance selon la sensibilité des individus. Elle peut aussi passer par la sélection d'équipements moins émissifs et la mise en œuvre de matériaux dont les propriétés permettent de limiter l’ampleur du rayonnement.

 

En quoi consiste la bioélectricité ?

La bioélectricité se confond initialement avec l'électrophysiologie. ne discipline mettant à l’étude les phénomènes électriques et électrochimiques en jeu à l'échelle des cellules et des tissus des organismes vivants. Mais le terme « bioélectricité » tend progressivement à désigner un ensemble de pratiques et de méthodes visant à atténuer les niveaux d'exposition aux ondes électromagnétiques rencontrées dans l’habitat, les établissements publics et professionnels ou encore les transports. 

 

Quelle différence entre l'électricité et la bioélectricité ?

Une installation électrique émet un champ électromagnétique dont l’intensité diffère selon le type d'équipements en place et les précautions prises, ou non, au moment de l'installation. Les mesures relevées dans l’habitat en France, affiche des valeurs moyennes largement en dessous des limites imposées à l’échelle européenne.

Ces valeurs-limites sont fixées par appareils. Par exemple, la valeur limite réglementaire d'émission d’un ordinateur portable est fixée à 28 volts par mètre (V/m) et sa valeur moyenne, communiquée par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), est de 0,43 V/m.

Une installation électrique classique émet en permanence des ondes électromagnétiques diffusées à travers le logement. Ce champ pourra être plus ou moins ressenti par les habitants selon leur sensibilité propre. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), rappelle que depuis les années 1980 la littérature scientifique fait état de personnes développant des troubles fonctionnels qu'elles imputent à l'exposition aux ondes électromagnétiques.

Avec les écrans cathodiques, ce sont en premier lieux des troubles correspondant à des manifestations cutanées qui se sont exprimés. Puis, avec la généralisation d’autres technologies, une palette de troubles variés s’est peu à peu développée autour des appareils électroménagers et du réseau électrique domestique.

Mais les personnes électro-hypersensibles (EHS) ne sont pas les seuls sujets à risque. Les jeunes enfants ont été identifiés comme une population à risque dans plusieurs études, parmi lesquelles celles révélées par le rapport de juin 2016 de l’Anses. En conséquence, de nombreux foyers accordent une importance grandissante à la bioélectricité dans l'habitat. C'est-à-dire à la capacité du logement à accompagner les dynamiques naturelles du corps humain et non pas à les contraindre.

 

Les différentes sources de pollution électromagnétique

Les sources de pollution les plus rapprochées sont les appareils branchés sur le réseau électrique domestique, ainsi que les supports mobiles connectés. En dépit de leur proximité immédiate avec les individus, ces sources de pollution électromagnétique présentent un avantage indéniable. Elles peuvent être éteintes à n'importe quel moment par les utilisateurs ou faire l'objet d'utilisations modérées afin de maîtriser le risque de surexposition.

Une tâche simplifiée par une meilleure accessibilité de l’information. L'énergie transportée par les ondes électromagnétiques est en partie absorbée par le corps humain. Un phénomène évalué en « débit d’absorption spécifique » (DAS) pour les terminaux radioélectriques, principalement les téléphones portables. Il s’agit de la mesure de référence exprimée en Watt par kilogramme (W/kg).

Les travaux de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants, ou ICNIRP pour son acronyme anglophone, servent de base à la fixation des valeurs limites de DAS. Les études menées ont principalement rapporté un échauffement des tissus exposés.

Ce niveau de contrôle individuel devient impossible s’agissant d'installations plus éloignées, mais pas moins émissives. Les champs diffusés par les antennes-relais et les lignes à haute tension sont eux aussi ressentis dans les habitations environnantes. À la différence près, que les riverains n’ont pas la possibilité d’en réguler l’intensité.

Ce qui n'empêche pas les collectivités locales d’être vigilantes vis-à-vis des lieux d'implantation des établissements accueillant un jeune public. Cela peut être les écoles, mais aussi les hôpitaux qui abritent une population particulièrement fragile.

La loi du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l'information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques, aussi appelée loi Abeille, vient renforcer la compétence des maires en la matière. Elle impose par ailleurs l'aménagement de zone sans Wifi, notamment à l'accueil et dans les espaces dédiés au repos et à l'activité des enfants de moins de 3 ans.

 

La bioélectricité dans l'habitat : quelle marge de manœuvre ?

N’ayant que peu de prise sur l’espace public, les particuliers vont concentrer leurs efforts sur leurs lieux de vie. La maîtrise du champ électromagnétique émis localement passe par la sélection des appareils et équipements, des matériaux de construction ou de rénovation et par l'application de certaines mesures de précaution.

Utilisation des appareils et équipements

Se renseigner avant l’achat sur les DAS des terminaux radioélectriques est un bon moyen de réduire l’impact des téléphones portables. Ils sont situés la plupart du temps en contact immédiat avec le corps, pendant l’utilisation ou lorsqu'il est transporté et rangé dans la poche d’un vêtement. Pour les autres appareils électroniques, multimédias et l’électroménager, ce sont les précautions d'éloignement et de séquence d’utilisation qui seront les plus efficaces.

Les habitants peuvent ainsi prévoir le fonctionnement de nombreux appareils sur des plages horaires où ils sont absents, notamment pour les machines à laver le linge et la vaisselle. Pour les appareils multimédias, il est important de les mettre hors tension entre chaque utilisation. Attention toutefois, ces bonnes pratiques ne permettent pas d’éradiquer le champ électromagnétique. Elle contient ses effets et profite de créneaux relativement moins nocifs pour les personnes les plus sensibles.

Le blindage électromagnétique de la maison

Pour une réduction 24 heures sur 24 du champ électromagnétique issu du réseau électrique domestique, il est possible de procéder au blindage électromagnétique maison du réseau (gaines blindées). Cela, grâce à des matériaux spécialement formulés pour faire obstacle à la propagation des ondes à travers l'habitation. Les gaines électriques Flexaray offrent une protection en isolant les ondes. Une précaution d’autant plus appréciable sur les maisons en bois qui tendent à conserver les ondes électromagnétiques à l'intérieur de la construction. Elle laisse davantage rentrer les champs émis depuis les sources extérieures.

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